Une bédouine chez Harrods

Récemment, la contemplation à Londres chez Harrods de riches bédouines faisant leur shopping et se prenant mutuellement en photos avec un appareil numérique dernier cri m’a conduit à me poser une question :
Quel est l’intérêt pour une femme de se faire prendre en photo si intégralement voilée ? Qu’est-ce qui va différencier cette Saoudienne de son amie ou d’une voisine sur la photo, étant donné que l’on ne voit rien de son visage et bien sûr de son corps ?
Eternel paradoxe de la cohabitation de coutumes arriérées avec la magie du monde moderne…
On m’a souvent posé la question « mais pourquoi achètent-elles du Dior ou du Chanel si elles sont intégralement voilées ? » et moi de répondre que chez elles, elles sont « libres » de porter ce qu’elles veulent quand elles échappent au regard impurs des hommes qui leur sont étrangers.
Peut-on vraiment utiliser le mot « libre » en évoquant le destin de ces femmes ? Je ne pense pas que le terme soit approprié… Leur carte Gold semble souvent ne pas avoir de limite, sous leur abaya leurs vêtements portent les griffes Gucci, Dior ou YSL, sous leurs gants noirs, leurs bras, leurs mains sont couvertes de Cartier, Boucheron et autres Van Cleef…mais hors de chez elles, elles ne sont que des fantômes noirs, des tentes ambulantes, cachées aux yeux du monde.
Qu’est-ce donc que cette volonté de cacher son corps, son visage ou ses cheveux aux yeux des autres ? Quels autres ? Les hommes ! Mais ce sont les mêmes hommes qui leur imposent cette coutume étrange…
Les variantes sont nombreuses, du « léger » voile qui couvre la tête, le hidjab, au tchador, l’intégral qui cache tout le corps, les cheveux et le visage ne laissant que les yeux. On pourrait se dire c’est le dernier stade, évidemment les yeux doivent rester visibles pour qu’ils puissent eux-mêmes voir, mais non ! Il existe encore une variante, le voile devant les yeux ! Un voile léger souvent noir, qui permet de voir un tant soit peu devant soi !
Tout ceci est accompagné de gants noirs, de chaussettes noirs (si la belle décide de mettre des sandales, soyons fous…), le noir aspire la couleur, le noir c’est le vide, la négation de la vie et la sublimation de l’austérité rigoriste si chère aux islamistes.
Quel est donc le but de cette étrange coutume ?
Protéger la femme ? Non, protéger l’homme de la tentation ! L’homme est un animal, il ne peut se retenir, son esprit lubrique le pousse à désirer la moindre femelle qui passe, aussi pour le garder du pêché (parce qu’il a tendance, ce pervers, à désirer les femmes des autres bien sûr) il faut voiler la femme. Une femme vertueuse est une femme voilée, car respectueuse de l’homme, elle ne cherche pas à le tenter, à le faire fauter. Elle se distingue d’Eve, la maudite, qui fut à l’origine de la faute d’Adam, le père de l’humanité selon le Coran aussi.
L’honneur du musulman est donc dans la pudeur de sa femme, de ses femmes, épouses, concubines, filles, toute femme qui relève de son autorité de mâle.
On pourrait imaginer d’autres solutions, par exemple l’homme musulman pourrait détourner la tête lorsqu’une femme approche (on mettrait des grelots à ses chevilles avertissant de sa présence impure), ou avec le progrès de la technique l’invention de lunettes anti-femme qui masquerait les éléments femelles osant se présenter devant les yeux pur du Mahométan. Mais non, le mâle islamique est pragmatique, pourquoi s’embêter, se sont les femmes qui tentent l’homme par leur nature même, donc se sont à elles de porter un voile cachant leurs « appâts » si provoquants.
La force des Musulmans est d’avoir conditionné leurs femmes, certaines se disent heureuses de porter ce voile (intégral ou pas), pour certaines c’est une coutume, donc acceptée en tant que telle, d’autres y trouvent un anonymat salvateur… le plus troublant c’est l’intérêt pour le voile venant de femmes nées et ayant grandi en occident, où ce genre de pratique n’est pas une coutume. Un retour aux sources, « un accord avec ma religion », voilà des arguments que l’on entend souvent ici, le droit de « pratiquer ma religion » est revendiqué, notamment on s’en souvient lors de la fameuse polémique de la loi interdisant le port du voile en France, qui nous a valu ensuite les foudres d’El Qaida.
Que dit le texte sacré des Musulmans, que dit El Qur’an el Karim concernant le port du voile ?
Sourate 24
« Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d'être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu'à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclaves acquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n'ont point besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d'une femme. Que les femmes n'agitent point les pieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœurs vers Dieu, afin que vous soyez heureux. »
Quant aux seins, il est clair qu’il convient de les cacher, mais concernant le reste le terme « ornements » est flou et peut être compris de différentes manières.
On le voit, l’interprétation est donc libre. L’un verra dans les cheveux un ornement, l’autre dans les formes du corps de la femme, enfin un troisième pourrait y voir le simple visage de la femme, ou bien les 3 à la fois !
La sociologue Chahdortt Djavann, d’origine iranienne et qui a elle-même porté le voile, parle très bien dans son livre « Bas les voiles » de cette affaire compliquée du voile islamique, de ces enjeux, de l’emprise que les hommes exercent ainsi sur les femmes, de la prison de tissu que cela représente. Elle dénonce l’hypocrisie qui veut que seule la femme porte la responsabilité du désir de l’homme. Imposer le voile à une femme c’est lui crier qu’elle est un objet de désir, un objet sexuel et l’enfermer dans cette condition, parfois dès l’enfance :
« Ce n'est pas au nom de la laïcité qu'il faut interdire le port du voile aux mineures, à l'école ou ailleurs, c'est au nom des droits de l'homme, et au nom de la protection des mineures (... ). Etre voilée, s'afficher voilée, c'est être constamment et avant tout la femme objet sexuel. » Bas les voiles, Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003
« Porter le voile, cette prison ambulante, comme un stigmate, comme l'étoile jaune de la condition féminine. » Bas les voiles, Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003
Le voile, au-delà des apparences, représente un réel enjeu dans nos sociétés occidentales davantage que la soit disant liberté de pratiquer librement sa religion, il représente l’archaïsme et l’obscurantisme religieux et le refus d’une société laïque où certes chacun pratique sa religion mais dans la sphère privée et non aux vues de tous.
La Grande-Bretagne aujourd’hui, doit faire face à une polémique ne concernant plus le port du voile à l’école, ce qui a été accepté au grand bonheur de l’importante communauté musulmane, mais le port du niqab c'est-à-dire du foulard cachant le visage de la femme et ne laissant voir que les yeux… On le voit voulant jouer la carte de la « tolérance » et le respect à tout prix de la dite « liberté de s’habiller comme chacun le souhaite », la Grande-Bretagne se trouve maintenant confrontée aux demandes de plus en plus extrémistes de certains membres de sa communauté musulmane, dont certains sont bien décidés à imposer leur « loi » à l’ensemble de la société.
A notre tour, ne nous voilons pas la face, souvenons-nous que le voile est avant tout un symbole d’asservissement et que ceux qui prônent son port en invoquant la loi de Dieu ne sont que des tartuffes avides de pouvoir, les mêmes qui entendent bien imposer au monde leur obscurantisme et leur refus de la différence. Car sous le voile noir, il n’y a pas de place pour l’individualité, pareilles à une armée de corneilles elles avancent masquées, prisonnières d’une image imposée, ombres craintives qui tiennent plus du fantôme que de la femme.
Quel est l’intérêt pour une femme de se faire prendre en photo si intégralement voilée ? Qu’est-ce qui va différencier cette Saoudienne de son amie ou d’une voisine sur la photo, étant donné que l’on ne voit rien de son visage et bien sûr de son corps ?
Eternel paradoxe de la cohabitation de coutumes arriérées avec la magie du monde moderne…
On m’a souvent posé la question « mais pourquoi achètent-elles du Dior ou du Chanel si elles sont intégralement voilées ? » et moi de répondre que chez elles, elles sont « libres » de porter ce qu’elles veulent quand elles échappent au regard impurs des hommes qui leur sont étrangers.
Peut-on vraiment utiliser le mot « libre » en évoquant le destin de ces femmes ? Je ne pense pas que le terme soit approprié… Leur carte Gold semble souvent ne pas avoir de limite, sous leur abaya leurs vêtements portent les griffes Gucci, Dior ou YSL, sous leurs gants noirs, leurs bras, leurs mains sont couvertes de Cartier, Boucheron et autres Van Cleef…mais hors de chez elles, elles ne sont que des fantômes noirs, des tentes ambulantes, cachées aux yeux du monde.
Qu’est-ce donc que cette volonté de cacher son corps, son visage ou ses cheveux aux yeux des autres ? Quels autres ? Les hommes ! Mais ce sont les mêmes hommes qui leur imposent cette coutume étrange…
Les variantes sont nombreuses, du « léger » voile qui couvre la tête, le hidjab, au tchador, l’intégral qui cache tout le corps, les cheveux et le visage ne laissant que les yeux. On pourrait se dire c’est le dernier stade, évidemment les yeux doivent rester visibles pour qu’ils puissent eux-mêmes voir, mais non ! Il existe encore une variante, le voile devant les yeux ! Un voile léger souvent noir, qui permet de voir un tant soit peu devant soi !
Tout ceci est accompagné de gants noirs, de chaussettes noirs (si la belle décide de mettre des sandales, soyons fous…), le noir aspire la couleur, le noir c’est le vide, la négation de la vie et la sublimation de l’austérité rigoriste si chère aux islamistes.
Quel est donc le but de cette étrange coutume ?
Protéger la femme ? Non, protéger l’homme de la tentation ! L’homme est un animal, il ne peut se retenir, son esprit lubrique le pousse à désirer la moindre femelle qui passe, aussi pour le garder du pêché (parce qu’il a tendance, ce pervers, à désirer les femmes des autres bien sûr) il faut voiler la femme. Une femme vertueuse est une femme voilée, car respectueuse de l’homme, elle ne cherche pas à le tenter, à le faire fauter. Elle se distingue d’Eve, la maudite, qui fut à l’origine de la faute d’Adam, le père de l’humanité selon le Coran aussi.
L’honneur du musulman est donc dans la pudeur de sa femme, de ses femmes, épouses, concubines, filles, toute femme qui relève de son autorité de mâle.
On pourrait imaginer d’autres solutions, par exemple l’homme musulman pourrait détourner la tête lorsqu’une femme approche (on mettrait des grelots à ses chevilles avertissant de sa présence impure), ou avec le progrès de la technique l’invention de lunettes anti-femme qui masquerait les éléments femelles osant se présenter devant les yeux pur du Mahométan. Mais non, le mâle islamique est pragmatique, pourquoi s’embêter, se sont les femmes qui tentent l’homme par leur nature même, donc se sont à elles de porter un voile cachant leurs « appâts » si provoquants.
La force des Musulmans est d’avoir conditionné leurs femmes, certaines se disent heureuses de porter ce voile (intégral ou pas), pour certaines c’est une coutume, donc acceptée en tant que telle, d’autres y trouvent un anonymat salvateur… le plus troublant c’est l’intérêt pour le voile venant de femmes nées et ayant grandi en occident, où ce genre de pratique n’est pas une coutume. Un retour aux sources, « un accord avec ma religion », voilà des arguments que l’on entend souvent ici, le droit de « pratiquer ma religion » est revendiqué, notamment on s’en souvient lors de la fameuse polémique de la loi interdisant le port du voile en France, qui nous a valu ensuite les foudres d’El Qaida.
Que dit le texte sacré des Musulmans, que dit El Qur’an el Karim concernant le port du voile ?
Sourate 24
« Commande aux femmes qui croient de baisser leurs yeux et d'être chastes, de ne découvrir de leurs ornements que ce qui est en évidence, de couvrir leurs seins de voile, de ne faire voir leurs ornements qu'à leurs maris ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, à leurs fils ou aux fils de leurs maris, à leurs frères ou aux fils de frères, aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes de ceux-ci, ou à leurs esclaves acquêts de leurs mains droites, ou aux domestiques mâles qui n'ont point besoin de femmes, ou aux enfants qui ne distinguent pas encore les parties sexuelles d'une femme. Que les femmes n'agitent point les pieds de manière à faire voir les ornements cachés. Tournez vos cœurs vers Dieu, afin que vous soyez heureux. »
Quant aux seins, il est clair qu’il convient de les cacher, mais concernant le reste le terme « ornements » est flou et peut être compris de différentes manières.
On le voit, l’interprétation est donc libre. L’un verra dans les cheveux un ornement, l’autre dans les formes du corps de la femme, enfin un troisième pourrait y voir le simple visage de la femme, ou bien les 3 à la fois !
La sociologue Chahdortt Djavann, d’origine iranienne et qui a elle-même porté le voile, parle très bien dans son livre « Bas les voiles » de cette affaire compliquée du voile islamique, de ces enjeux, de l’emprise que les hommes exercent ainsi sur les femmes, de la prison de tissu que cela représente. Elle dénonce l’hypocrisie qui veut que seule la femme porte la responsabilité du désir de l’homme. Imposer le voile à une femme c’est lui crier qu’elle est un objet de désir, un objet sexuel et l’enfermer dans cette condition, parfois dès l’enfance :
« Ce n'est pas au nom de la laïcité qu'il faut interdire le port du voile aux mineures, à l'école ou ailleurs, c'est au nom des droits de l'homme, et au nom de la protection des mineures (... ). Etre voilée, s'afficher voilée, c'est être constamment et avant tout la femme objet sexuel. » Bas les voiles, Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003
« Porter le voile, cette prison ambulante, comme un stigmate, comme l'étoile jaune de la condition féminine. » Bas les voiles, Chahdortt Djavann, Gallimard, 2003
Le voile, au-delà des apparences, représente un réel enjeu dans nos sociétés occidentales davantage que la soit disant liberté de pratiquer librement sa religion, il représente l’archaïsme et l’obscurantisme religieux et le refus d’une société laïque où certes chacun pratique sa religion mais dans la sphère privée et non aux vues de tous.
La Grande-Bretagne aujourd’hui, doit faire face à une polémique ne concernant plus le port du voile à l’école, ce qui a été accepté au grand bonheur de l’importante communauté musulmane, mais le port du niqab c'est-à-dire du foulard cachant le visage de la femme et ne laissant voir que les yeux… On le voit voulant jouer la carte de la « tolérance » et le respect à tout prix de la dite « liberté de s’habiller comme chacun le souhaite », la Grande-Bretagne se trouve maintenant confrontée aux demandes de plus en plus extrémistes de certains membres de sa communauté musulmane, dont certains sont bien décidés à imposer leur « loi » à l’ensemble de la société.
A notre tour, ne nous voilons pas la face, souvenons-nous que le voile est avant tout un symbole d’asservissement et que ceux qui prônent son port en invoquant la loi de Dieu ne sont que des tartuffes avides de pouvoir, les mêmes qui entendent bien imposer au monde leur obscurantisme et leur refus de la différence. Car sous le voile noir, il n’y a pas de place pour l’individualité, pareilles à une armée de corneilles elles avancent masquées, prisonnières d’une image imposée, ombres craintives qui tiennent plus du fantôme que de la femme.
